Roll Player: D&D sans les années d’implication

On dit souvent que créer un personnage de jeu de rôles représente la moitié du plaisir à y jouer… rien n’a jamais été aussi vrai.

Roll Player est un jeu de Keith Matejka et publié par Thunderworks Games en 2016. Chaque joueur tente de créer le meilleur personnage possible d’un jeu de rôles fantaisiste. On roule un paquet de dés et on les manipules pour atteindre certains objectifs pour avoir le plus de points.

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Le jeu contient:

  • Un sac pour les dés
  • 73 dés (10 vert, bleu, rouge, mauve, noir, blanc et 13 or)
  • 60 jetons de pièces d’or
  • 6 feuilles de personnage
  • 6 jetons de charisme
  • 12 jetons de suivi (2 par classes)
  • 101 cartes
    • 4 cartes d’aide
    • 6 cartes de classes
    • 16 cartes d’histoire
    • 17 cartes d’alignement
    • 53 cartes de marché
    • 5 cartes d’initiatives

Chaque joueur reçoit une feuille de personnage et une carte de chaque type: classe, histoire, alignement ainsi que 5 or et 2 jetons de suivi. Ensemble, ces éléments aident à définir le personnage et les objectifs à atteindre:

  • La feuille de personnage (un coté male, l’autre femelle, autant elfe, humain qu’orc) recevras les dés et spécifie le bonus et le malus de la race (+2 à un attribut, -2 à un autre).
  • La carte de classe définit le but à atteindre pour chaque attribut, un chiffre précis pour certain, d’autres un peu moins restrictif.
  • La carte d’histoire raconte l’origine du personnage et montre 6 espaces de la grille de dés avec des couleurs précise que le joueur tenteras d’obtenir et de placer dans ces endroits pour plus de points.
  • La carte d’alignement montre le compas moral du personnage.

Ensuite, chaque joueur pige ses dés de départ et les assigne où il veut, toujours en commençant par l’espace le plus à gauche d’un attribut.

Le jeu se joue en plusieurs rondes, pendant laquelle chaque joueur pourra ajouter un dé à sa feuille de personnage.

Le premier joueur, qui changera à chaque ronde, pige autant de dés que de joueur + 1 et les brassent. Ils sont ensuite mis en ordre de grandeur sur les cartes d’initiatives. Les joueurs choisissent une carte à tour de rôle et placent le dé sur leur feuille de personnage. En plaçant le dé dans un attribut, le joueur peut ensuite manipuler un dé en fonction de l’attribut choisi. Par exemple, en mettant un dé dans la Force, on peut choisir un dé sur la feuille en le tournant sur sa face opposée (un 1 deviendrait ainsi un 6).

Lorsque tout les joueurs ont choisi un dé et ont effectué leurs actions, les joueurs ont accès au marché, en fonction de la carte d’initiative choisie, le plus bas étant premier. Les cartes du marché sont de plusieurs types:

  • Armes. Procure un bonus lors du placage de dé.
  • Armure. Donne des points de victoires en fonction du nombre d’armure du même type achetée.
  • Compétence. Permet plusieurs manipulation de dés.
  • Traits. Donne des points de victoires à la fin en fonction de certaines condition.

Un joueur peut aussi choisir de ne rien prendre, de défausser une carte du marché et recevoir 2 pièces d’or.

Ensuite la ronde est terminée et on recommence jusqu’à ce que tout les espaces soient remplis. Car, comme le veut la tradition, chaque attribut est constitué de la somme de 3 dés.

Les points sont ensuite comptabilisé et le plus haut gagne.

Roll Player me procure un sentiment de nostalgie, me rappelant mon secondaire quand j’ai commencé à jouer à AD&D. On passait généralement la première soirée en groupe à faire nos personnages pour commencer vraiment la semaine suivante.

Le jeu est souvent appelé un puzzle plutôt qu’un jeu de société mais j’ai l’impression que c’est le cas pour la plupart des jeux de placement de dés. Le marché rajoute une certaine interaction entre joueurs qui nous éloigne de l’impression de puzzle.

C’est un jeu que j’apprécie beaucoup et dont je n’hésite pas à amener à la table pour y jouer le plus souvent possible.

L’expansion est présentement sur Kickstarter et a été aisément financée dans les premières heures: Ici !

Old School Cool : Labyrinth

Le seul jeu dans ma collection acheté par ma mère.

Labyrinth est une série de jeux éditée par Ravensburger, premier étant publié en 1986 et Labyrinth Master, publié en 1991. Nous parlerons de Labyrinth Maser, étant donné que c’est la version que je possède.

IMG_2344[1]Labyrinth est un jeu familial de type “déplacement sur plateau” où les joueurs déplacent autant leur pion que le plateau lui même.

Le jeu contient:

  • Le plateau de jeu
  • 34 tuiles de labyrinthe
  • 21 jetons d’ingrédients
  • 21 cartes recette
  • 12 baguettes en bois
  • Les règles du jeu

On commence par placer les tuiles sur le plateau, de manière le plus aléatoire possible, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une tuile. Les jetons des ingrédients sont ensuite placé sur les tuiles correspondante. Chaque joueur reçoit une carte recette et 3 baguettes de bois.

À leur tour, chaque joueur tente d’acquérir l’ingrédient dans l’ordre numérique (ingrédient 1, 2, 3, etc) en déplaçant leur pion et en insérant la tuile supplémentaire sur le plateau. En insérant la tuile, le joueur fait bouger une série de tuiles, modifiant les différent chemins du labyrinthe, peut-être donnant accès à d’autres ingrédients. Même si il n’y a qu’un mouvement de tuile par tour, le pion peut bouger avant et/ou après que les tuiles ont bougées.

Les baguettes de bois ont un rôle très important et doivent être utilisé avec stratégie: ils permettent de rejouer un deuxième tour de suite mais ont une valeur de 3 points à la fin pour les baguettes inutilisées.

La carte recette quant a elle est un but secret. Elle contient une liste de 3 ingrédients qui auront une valeur supplémentaire si ramassés par le joueur.

La partie se termine lorsque tout les ingrédients ont été ramassé. Les points sont compté en fonction du chiffre de chaque ingrédients en ajoutant les points de la carte recette et les baguettes inutilisées.

C’est un jeu que je possède depuis des années, je dirais milieu des années 90. Je le trouve extrêmement facile à expliquer et qui peut être montré à un jeune age.

Malgré sa valeur sentimentale je trouve que c’est un excellent jeu d’introduction pour montrer à des nouveaux joueurs un concept différent du classique “roll and move” que tout le monde connait depuis Serpents et Échelles.

C’est un jeu très visuel qui demande un peu de stratégie pour essayer d’aller chercher le plus d’ingrédients possible en bougeant les tuiles le moins possible ou en bloquant les autres joueurs.

Avec tout ca, je me dis qu’il serait temps que je le montre à mes enfants!

Old School Cool : Zooloretto

Après un mois qui m’a gardé occupé avec la famille et une fin de semaine de jeux à Montréal, me revoilà avec un autre vieux jeu.

Zooloretto est un jeu de Michael Schacht en 2007, basé sur le jeu Coloretto et présentement distribué en Amérique du Nord par Z-Man/Filosofia. Le jeu fête son dixième anniversaire cette année.

C’est un jeu de type “set collection” ou chaque joueur tente de remplir les enclos de son zoo avec le plus d’animaux possible sans en avoir en surplus.

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Le jeu inclus:

  • 5 plateaux représentant un zoo
  • 5 plateaux d’expansion
  • 5 camion de livraison
  • 112 tuiles carré:
    • 88 animaux (11 x 8 animaux)
    • 12 kiosques de vente (3 x 4 types)
    • 12 pièces
  • 12 tuiles ronde de progénitures (2 x 8 animaux)
  • 30 pièces
  • 1 disque marqueur de ronde
  • 1 sac

Chaque ronde, les joueurs doivent remplir les camions de transport qui amènent les animaux au différent zoos pour ensuite sélectionner le plus intéressant pour leur propre zoo.

À leur tour, chaque joueur peut choisir une seule action parmi les suivantes:

  • Ajouter une tuile à un camion, si il reste de l’espace
  • Effectuer une action monétaire: déplacer des tuiles, en acheter aux autres joueurs, acheter une extension, etc
  • Choisir un camion pour ajouter à leur zoo, en autant qu’il y aie au moins une tuile

En choisissant un camion, le joueur met fin à sa ronde et doit attendre que tout les autres joueurs aient choisi un camion.

Le jeu se poursuit jusqu’à ce que toute les tuiles aient été choisies. Les points sont ensuite calculé en fonction de l’agencement des enclos, kiosques et animaux en surplus. Le joueur avec le plus de points gagnent, évidemment.

Le jeu a la particularité de pouvoir être combiné avec Aquaretto, un autre jeu de Schacht dans le même style, pour faire un méga zoo avec aquarium.

Malgré que Zooloretto est une adaptation thématique de Coloretto, c’est justement la thématique qui rend le jeu très attrayant et fun. C’est aussi ce qui en fait un jeu familial, puisque les interactions avec les joueurs sont relativement minime ce qui peut éviter la frustrations chez les plus jeunes.

Zooloretto est un des premier jeux que j’ai essayé quand j’ai commencé à m’investir un peu plus dans les jeux de société ce qu’il fait qu’il gardera toujours une place spéciale dans mes jeux préférés.

Old School Cool : Snorta!

Le Zellers près de mon travail en avait plein à l’époque où ils ont fermé. J’aurais du en acheter une dizaine.

Développé vers la fin des années 90, édité à l’origine par Out of the Box (éditeur de Apples to Apples) en 2004, le jeu est passé chez Mattel pour une sortie grand public en Anglais en 2007.img_2281

Le contenu du jeu est simple:

  • Un sac en tissu rempli de petite figurines d’animaux
  • Huit petites granges
  • Un paquet de cartes représentant les même animaux

On distribue tout les cartes au joueurs (de 4 à 8) et chacun les places dans un paquet sans les avoir regardé. Chaque joueur pige un animal du sac et le place devant lui.

Et c’est ici que ça devient intéressant: chaque joueur, a tour de rôle, doit imiter le cri de son animal. On le refait une deuxième fois après avoir placé la petite grange au dessus de son animal pour le caché. À partir de ce moment, plus personne ne peut voir les animaux des autres joueurs et doit essayer de se rappeler le cri de chaque joueur.

À tout de rôle, chaque joueur tourne la première carte de son paquet et la place devant lui de façon à ce que TOUT le monde voit la carte en même temps. C’est très important pour éviter la triche!

Il est inévitable que le jeu arrivera à un point où deux joueurs auront la même carte. À ce moment, ces joueurs doivent tenter de faire le cri de l’animal de l’autre joueur en premier. Celui qui réussi donne sa pile de cartes déjà révélée au “perdant”.

Le jeu continue jusqu’à ce qu’un joueur se débarrasse de toute ces cartes.

La beauté du jeu vient de sa simplicité. Les règles sont simple donc tout le monde peut y jouer. Mais il est impossible de ne pas éclater de rire à regarder un autre joueur s’efforcer de se rappeler de l’animal de son adversaire et passer à travers la liste complète des animaux.

Le seul point négatif du jeu est la difficulté à se le procurer. Introuvable à l’achat neuf, il reste quand même relativement dur à trouver en usagé. Cela ne change en rien son prix qui reste abordable. Avec un peu d’effort, on peut le trouver à moins de 30$.

Je le recommande fortement à ceux qui ont le rire facile et qui n’ont pas peur d’un peu de ridicule.

Old School Cool : Il n’y a pas que le culte du neuf

On m’a demandé de participer à ce blog. J’ai dit oui tout de suite, en tant qu’amateur de jeux de société, n’importe quelle opportunité d’en parler est la bienvenue.

Sauf que… de quoi je vais parler ? C’est facile autour d’une table de parler pendant des heures de jeux. C’est différent avec un groupe qui suit et qui fait partie de l’actualité du jeux. J’aurais du y réfléchir avant de m’ouvrir la trappe!

Après avoir longuement réfléchi en faisant les cent pas dans ma salle de jeu et à regarder ma collection, j’en suis venu a la conclusion que mes jeux couvrent une période beaucoup plus longue que bien des gens qui commencent à s’intéresser aux jeux de société moderne.

Pour chaque jeux récent et encensé par la critique, des dizaines passent inaperçu. Pire encore, des centaines de jeux plus vieux sont vite oublié pour passer à la prochaine nouveauté. Et y’a rien de mal à ça! Les nouveaux jeux utilisent souvent d’ancienne mécaniques ou concepts et les améliorent. On a tous la piqûre du culte du neuf et moi même j’en suis victime.

Donc dans ce blog, j’aimerais vous parler de jeux qui ont un certain âge, mais qui sauront piqué votre curiosité au même point qu’un jeu fraîchement sorti.

Les règles sont les suivantes:

  • Chaque jeu présenté doit avoir été édité pour la première fois il y a au moins 10 ans.
  • Doit être relativement facile à se procurer. Évidemment, c’est relatif donc au moins 10 copies disponible sur le Geek Market de BGG sera utilisé comme barème.
  • Ne pas faire partie des jeux de type “gateway” ou extrêmement populaire. Ticket to Ride est sorti en 2004. Je pense qu’on a pas vraiment besoin d’écrire à propos de ces jeux la.
  • Le jeu doit être le fun!

Si vous avez des idées de jeux à suggérer qui correspondent à ces critères, n’hésitez pas à m’en faire part et je me ferai un plaisir de trouvé une copie pour l’essayer.